
Ces jeunes existent et ils doivent avoir la possibilité de vivre une vie d’adulte, différente de celle où on les attend un peu forcément. Élargir les possibilités d’actions envers ces jeunes permettrait d’atténuer les idées reçues et d’envisager ensemble comment ils peuvent vivre une vie sociale en accord avec leurs pathologies.
Une approche professionnelle de ces maladies montre qu’il n’y a pas de recettes miracles ni de modes d’emploi techniques : une diversité d’acteurs proposant une écoute, une attention, peuvent aider et soulager ponctuellement les familles et les jeunes.
Au cours de notre pratique, nous avons pu constater que pour les jeunes les plus "enfermés", les médiations artistiques sont un moyen d’établir un lien social.
La démarche est propre à chaque intervenant, le but étant d’établir la relation.
Dans aucun cas, nous ne pensons guérir mais nous pensons donner à ces jeunes la possibilité d’éprouver leurs corps, la possibilité de vivre un temps accompagné avec d’autres jeunes et d’autres adultes.